défi @paindesegle

Voilà, après quelques semaines, et face à un emploi du temps explosif et explosé, j’ai enfin relevé le défi @paindesegle !

Pour rappel, j’avais demandé à mes potos twittos une idée con. Pourquoi ? Pour me remettre à l’écriture, car oui, écrire est un sport qui, lorsqu’on ne le pratique pas pendant une certaine période, se perd facilement. Reprendre donc, avec une idée, comme ça, pour le fun, ça permet au moins de lever la chape stressante du stress stressant. Etp uis ça créer une connivence entre mes trois fans et moi.
Côté trois fans, forcément, celui qui balance l’idée est fier. Fier de prouver aux autres son courage, parce qu’il clame au monde entier que oui, il a des idées cons, et fier de me mettre au défi parce que oui, il cherche à me coincer. L’empaffé.

@paindesegle donc. Pour mémoire, son défi :
« Moi je veux des cyborgs et des T-rex robots qui se battent dans des cités détruites par les terminators ».

Le con.

Et con de moi d’avoir lancé ça.

Bon, ba, comme disait ma grand-mère, y a plus qu’a !

—> ici commence la nouvelle <—

Chicago, du moins ce qu’il en reste. Nous nous sommes déployés autour du centre ville. Courir derrière les carcasses, se planquer aux pieds des immeubles délabrés, se faire discret, le quotidien d’une guerre sans fin.
— À trois heures, annonce la voix du commandant qui crépite dans nos oreilles internes.
Dans nos yeux trafiqués apparaît la silhouette d’un ennemi. En arrière plan, la carte des environs se dessinent, le localisant.
— Contournez pour atteindre l’objectif.
L’objectif, un robot relai qui coordonnent les troupes adverses : depuis que nous avons fait sauter les antennes radio et les routeurs fibres, ils ont conçu un nouveau réseau mobile reposant sur ces unités.
— Unité trois, par la gauche. Unité deux, contournez l’immeuble. Unité 1, avec moi.
Le capitaine est stratégique, peut-être trop, il n’hésitera pas à nous sacrifier, car de ce type de mission dépend la survie de l’humanité.
— Unité trois, progression impossible. Ennemi a porté de tir…
— Autorisation refusée.
— Capitaine, dis-je. On peut leur prêter main forte.
Il me considère, réfléchit, puis décide.
— On poursuit la mission.
Nous avançons courbé, quelques pas, des carcasses de voiture en carcasses de voiture. Mes bottes évitent les os répandus sur le sol. J’évite de les regarder, pour ne pas faire surgir des images, des cris, du sang. Et les autres font de même, pour ne pas se rappeler, ne plus revivre l’enfer des premières années, quand les robots Samsung ont soudainement pris les armes.
Une rébellion d’esclave.
— Contact visuel, prévient Dean.
Nous nous connectons tous à son retour vidéo. Le robot relai est là, des antennes trois fois plus grosses que les anciennes GSM sur le dos. Son corps ressemble à celui d’une araignée, impression renforcée par les six pattes qui lui permettent de progresser. En dehors de ça, aucune tête, aucun capteurs apparents.
— Blindage ? demande le capitaine.
— Difficile de le dire. Les plaques supérieures semblent épaisses, faudra le désosser pour s’en rendre compte.
Tout le monde sourit.
Le désosser oui, on n’attend tous que ça. Les désosser tous, ces robots de merde qui ont détruit l’humanité.
Le sol tremble.
Un rugissement perce le silence.
Puis les bruis habituels.
La taule déchirée.
Les craquements des rouages.
Le souffle d’un véhicule balancé.
Le fracas du cadavre de métal qui retombe et glisse.
Et les hurlements des hommes.
Les fusils crachent.
Les hommes de l‘unité 3 sont au contact.
Le cas de figure était prévu : aucun renfort. Il leur faudra se démerder.
Le robot relai tourne sur lui- même.
Grâce à nos yeux trafiqués, nous apercevons son rayonnement électromagnétique augmenter. Il appelle des renforts.
— C’est le moment, balance le capitaine.
Nous entrons en action.
Dean est notre tankeur, tous ses membres ont été remplacés, ainsi que sa colonne vertébrale. Il n’a pas besoin d’arme pour affronter les Samsung. Il s’élance, suivit par Kyle, un gars dont les jambes sont véloces comme aucun autre. Kyle abaisse ses lunettes et fonce droit vers le robots, prenant élan sur tout ce qui traine, souple comme un chat, rapide comme un jaguar.
Derrière, le capitaine retire sa veste et laisse ses six drones s’élever. Il surveillera nos arrières.
— Va me le déconnecter, m’ordonne le capitaine.
J’enjambe la Nissan défoncée et franchis les lignes qui me séparent de la cible.
Kyle arrive en premier au corps à corps. Il attire l’attention du robot.
Dean surgit en second. Ses poings frappent les jambes du robot, qui s’abaisse sous la violence du choc. Dean frappe à nouveau, histoire de l’immobiliser.
À mon tour.
Je me rapproche et m’allonge sur le sol. Les roulettes de mes épaules et mon bassin me soulève et je roule jusqu’à me faufiler sous la coque de métal. J’entrouvre mon crâne et tire le câble usb6. D’un coup, je fais sauter la plaque de protection et… je dois suivre les mouvements chaotiques du robot pour ne pas me faire écraser.
— T en approche, annonce le capitaine.
Kyle cesse de tourner autour du robot. Il fixe le point rouge sur la carte présente dans son champ visuel. L’assaillant se trouve à deux cent mètres et sa vitesse est importante. Il estime notre tranquillité à quinze secondes.
— Magnez-vous les gars, nous dit-il avant de s’élancer vers notre nouvel adversaire.
Je me raccorde au robot et lance mon programme de hack. Les lignes de code apparaissent sur ma pupille électronique, les logs confirmant ou infirmant les différentes tentatives qui se succèdent.
Dean arrache deux jambes du robot.
Derrière, les drones du capitaine font feu et j’entends les premiers tirs de Kyle, des missiles courtes portées sol-sol, placés dans sa poitrine.
Les déflagrations font trembler les immeubles, soulèvent des nuages de poussière, qui viennent nous gifler.
— Dean ? demandé-je.
— Plus de contact visuel.
D’un coup, la gigantesque silhouette du robot T-rex se redresse et hurle. Les immeubles grincent une nouvelle fois.
— Magne toi Taï.
— Je fais que ça, dis-je.
Les lignes se suivent et se ressemblent : l’IOS de ce robot est nouveau, blindé, sans doute pas inviolable, enfin j’espère.
Les pas de Kyle retentissent à nouveau. Vifs, rapides, je l’imagine tourner autour du T-rex, chercher la faille, avant de frapper avec sa capoeira de cyborg.
Les drones tirent leurs derniers missiles. Les chocs métalliques qui suivent confirment que la bête est touchée.
Et toujours pas d’accès.
— Unité 2 ! demande le capitaine.
— L’unité 3 est HS. Il ne reste que Rej et Vince.
— Envoyez ce que vous avez.
Rej et Vince sont des lourds, c’est à dire des mecs chargés comme des tanks, aux membres épais, capable de soutenir les tirs aux armes lourdes que les docs leur ont greffées.
Les rafales qui claquent redonnent un peu d’espoir.
Et les lignes s’affichent toujours sans succès.
Et je dois rouler à droite, à gauche, pour rester sous le mastodonte.
— J’lui ai pété deux rotules, plus que deux et c’est gagné.
Nouveau morceau qui tombe à côté de nous.
Une jambe de Kyle.
J’arrête de respirer.
Je cherche à accélérer la procédure.
Sauf que la procédure se déroule déjà à vitesse maximum.
Et les pas lourds du T-rex se dirigent vers Rej et Vince.
Ça pue la défaite.
Et la procédure se termine.
Piratage échoué.
— Capitaine, accès impossible.
— Repli !
L’ordre sonne comme une défaite.
Dean explose une ultime rotule au robot relai, avant de me tendre la main.
Je roule jusqu’à la saisir. Il tire d’un coup et je me retrouve debout.
— Vince ! crie Rej, balançant une nouvelle salve directe dans la gueule du T-rex.
Les dents se détournent du corps coupé en deux, pour s’abattre sur le dernier lourd.
Dean et moi courons, nous rejoignons le capitaine, et tous trois nous plongeons dans la bouche d’égout.
Une fois dans les canalisations abandonnées, nous poursuivons au pas de course : depuis que l’IA Samsung s’est intéressée aux autres formes de vie, qu’elle s’est lancée dans la fabrication d’animaux robots, puis de dinosaures robots, nous savons plus quel adversaire nous allons combattre, sous quelle forme, et avec quelles capacités.
La guerre est de plus en plus rude.
Et sa conclusion de plus en plus incertaine.

—> ici finit la nouvelle <—

 Alors @paindesegle, défi relevé ?

Mes deux autres fans, vous qui êtes chauds, vous pouvez proposer un nouveau défi, je le relèverai ASAP !

Ha ha, ça tremble dans les chaumières là !

2 commentaires Ajoutez le votre

  1. Segle dit :

    Défi carrément relevé, c’était fun 🙂

    1. lilian dit :

      Merci. On verra si quelqu’un d’autre ose se frotter contre mon imaginaire 🙂

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