Captain ianian Ep1

Suite au Walrus Institute 2 (et pour savoir où j’en suis, car en ce moment, c’est pas le moment) j’ai tenté ce bout de texte.
Donc, retour au nawak à tâtons…

## Avertissement : ceci est une fiction fictionnelle, sauf pour les parties véridiques. Fan, kiffez ! (ou pas) ##

Walrus institute. Minuit. Je lis un livre de boule. Pierre Boule, inculte !
Tout le monde dort sauf les auteurs qui crèvent la dalle au sous-sol. Avant, nous entendions leurs cris, ce qui nous empêchait de bien digérer, mais ça, c’était avant. Aujourd’hui nous avons installé un sytème antibruit piqué sur les casques audio immondes et énormes que portent ces vulgaires banlieusards lorsqu’ils prennent les transports en commun. Quelle joie d’avoir retrouver le silence ! Quelle félicité…
– Je cherche une nouvelle idée !
Herr Saïemone entre dans la pièce au pas de charge comme un Japonais échappé tout droit du pont de la rivière Kwaï. À croire que ce cyborg ne se repose jamais. Son cerveau est comme un moteur Volkswagen qu’un logiciel trafiqué ferait fonctionner à 200 % (ce n’est qu’une image purement fictive, toute ressemblance avec la réalité serait purement… tu vois quoi).
– Une nouvelle idée ? En dehors des nouveaux auteurs ?
– Oui, nous en avons chopé quelques uns, mais ach, je ne suis pas satisfait.
– Pourtant Kempeneers…
– Cette fille me fiche le bourdon.
– Comme Didier ?
– Tout juste Auguste. Elle proie dunoir tout le temps. Nein, il faudrait quelque chose de neuf, d’explosif, de plus fou.
A cet instant deux orangs-outans entrent dans la pièce habillés en soubrette. L’un d’eux porte un plateau sur lequel une bouteille de saké attend d’être vidée.
– Je suis pas sûr que l’anime soit une bonne direction, dis-je.
– Même pas l’ecchi ?
– Les qui ?
– Cette blague est interdite par la convention de Genève.
– J’oublie souvent la convention de Genève.
– Attendez Herr… Des orangs-outangs, des animes… Mais pourquoi n’y ai-je pas pensé plutôt ?
– Parce que vous êtes un imbécile ?
– C’était pas vraiment une vraie question…
– Y avait un point d’interrogation !
– Certes, mais c’était plus du registre de la pensée à haute voix… Well, qu’importe. Je reprends : Des orangs-outangs, des animes… Mais pourquoi…
– Ne reprenez pas tout.
– Effectivement. Je raccourcis donc : Des orangs-outangs, des animes… Fusionnons les deux et bâtissons une nouvelle armée !
– Ach virez moi cet accent circonflexe qui n’existe plus que pour les vieux cons bourgeois !
– Ok, fusionnons les deux et batissons une nouvelle armée de singes supa-sayan !

<souvenir>
– C’est quoi cette histoire de singe géant ?
San Goku me regarde un peu honteux.
– En fait, je suis allé sur une plage nudiste en Allemagne…
– Et ?
San Goku retire son t-shirt.
– Mein Gott ! C’est quoi tous ces poils dans ton dos ?
– Voilà, le coup du singe géant c’est un malentendu, enfin une vanne au départ.
– Dur…
– Ouais.
</souvenir>

– Captain ianian, vos souvenirs interviennent toujours n’importe comment ?
– Oui, je suis pas quelqu’un de linéaire. Mais c’était pas celui-là que je voulais me remémorer.
– Ach, je me disais…

<souvenir>
– Et les supa sayan ? dis-je.
– Bin je me suis dit que les poils blonds se verraient moins. Alors j’ai fait une teinture.
– Tu déconnes !
– Nan, pi avec de l’eau oxygénée, je te raconte pas la souffrance, à côté, les coups de tatanes de Freezer c’était des caresses.
</souvenir>

– …que ce souvenir… Cessez de me couper la parole avec vos flashs idiots où je vous défragmente le cocotier ! ordonne Saïemone.
– Mais sinon,
– Astier ?
– Ouch.
– Pourquoi pas, reprend Herr S comme une audi. mais il nous faudrait un ennemi à la hauteur, pour pouvoir construire un système politique autoritaire, totalitaire, avec des politiques de gauche qui se comporteraient comme des national-socialistes !
– Il reste des politiques de gauche ?
– Un ennemi plus grand et plus vicieux que Jésus.
Passe alors la tête par l’entrebâillement de la porte le prophète précédemment cité :
– Je mesure quand même 1,75 m !
– Jésus est encore dans nos locaux ? demandé-je.
– Il a monté une agence, m’apprend Saïemone. On lui sert de QG temporaire.
– Comme dans Agent of Shield ?
– Dans le genre, mais avec des joujoux moins techno. Une idée pour l’ennemi ?
Je propose en vrac genre diarrhée verbale :
– Les végans ? Les écolos ? Les féministes ? L’association Promouvoir ?
Saïemone, avec tout le respect que je lui dois suite au formatage de mon esprit et donc à la servilité programmée qu’il a induit, tire la tronche.
C’est à ce moment qu’un auteur en sous-vêtements déchirés, sale et couvert de bleus entre dans la pièce.
– Damned, c’est pas ici la sortie !
– Nein, répond Saïemone.
Des orangs-outangs viennent et plaque l’homme au sol. Sa joue s’écrase sur la parquet début du siècle que Stéphane Plazza trouva formidable lors de l’achat de l’institute.
J’observe le pauvre vieux au sol. Il me rappelle mon autre moi, celui que j’étais avant.
– Ce Laurent, il gêne fort ! HA HA HA !
Je me sens obligé de rire :
– HA HA HA guénéral !
– Remballez-le moi. Et vous captain ianian, je vous confie mes singes. Nous allons faire comme les Américains : nous allons nous armer, nous allons tirer, puis nous inventerons un ennemi imaginaire pour expliquer toutes nos conneries avec aplomb.
– À vos ordres.
Saïemone se retourne et regarde les pieds du pauvre auteur racler le bois centenaire.
– Il gêne fort, des fois je me trouve excellent. Incroyablement fin et drôle. Vraiment.
– Vous l’êtes mein Guénéral <3

##D’ailleurs pour le lui prouver, je vous invite à acquérir dans les plus brefs délais Jésus contre Hitler, l’intégrale brochet, ou broché, ou brochai, je ne sais plus avec cette réforme. Ca se passe –> ici <– ##

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