Point d’introduction

Non, ce n’est pas du Pornokuto de chambre à coucher.
Bien, si tu me suis sur les réseaux, tu sais que je vais reprendre le JDR. Oui. D’où une toute nouvelle section sur mon site. Et d’où quelques articles que je vais pondre de temps en temps. Suivant mes humeurs. Suivant les sujets.
Cadrons un peu : a priori, je serai le MD, donc je continuerai à raconter des histoires, mais dans un cadre plus « oralisant ». Il y aura des joueurs. Peut-être des joueuses. Je ne sais pas. Nous sommes vieux. Viendra qui pourra.
Pour le moment, pas de twiitch (ça s’écrit comme ça ?), de Youtube ni de podcast de prévu… Parce que je suis vieux et que je ne suis pas sûr que ça vous dirait de voir mes copains et moi jouer… Mais peut-être que je me trompe : puisque je suis vieux… (après, si vous souhaitez qu’on en parle autour d’une bière, ou si toi, Vin Diesel, tu souhaites venir taper une bière et lancer le dé, come on ! On t’accueillera à bras ouverts 🙂 )
Bref, aujourd’hui, je fais le point sur l’intro de la non-campagne. L’intro, c’est loin d’être un passage obligé. On peut très bien la résumer à la va-vite : « vous vous connaissez des plombes, vous étiez tous potes du même village », on peut la faire genre character design : « Toi tu viens de là, toi de là bas, vous ne vous connaissez pas. Vous allez jouer chacun votre tour jusqu’à votre rencontre », ou recourir à cette forme un peu putassière que je n’ai jamais utilisé : « tu seras le traitre du groupe, dès qu’un guerrier lèvera la lame, tu préviens les flics et hop ! En taule les aventuriers sans papier ! ».
L’intro que j’aime bien, c’est l’ouverte. Celle qui suit un moment explosif, un truc un peu merdique, qui a secoué l’univers dans lequel les joueurs vont prendre pied. Pourquoi ? Parce que le déséquilibre est à la base de toute histoire. Si, si. Mais si.
Déséquilibre -> conflit -> aventures -> jets de dé -> plaisir.
Autre point, j’aime bien que l’intro soit courte. Peu d’info à noter. Juste un cadre. Pourquoi ? Parce que je n’aime pas quand le début de partie ressemble à une soutenance de thèse médiévale. C’est très personnelle. Mais je pense qu’il vaut mieux découvrir le monde petit à petit. Comme dans un roman quoi.
Enfin, il faut que le cadre ne soit pas trop manichéen. C’est toujours un peu chiant quand c’est trop blanc ou trop noir. J’adore quand les persos évoluent dans un nuancier de gris, qui les oblige à s’adapter, parfois à se questionner.
Voilà, donc avec ce cahier des charges posés (il est pas bien gros faut dire), j’ai fondu ce premier jet d’intro :

L’année passée, un sorcier du nom d’Ademnos a pris les armes pour renverser le Roi Dieu de Laelith.

Il s’entoura de cinq héros : un ensorceleur, deux guerriers, un prêtre et un voleur. A eux cinq, ils rassemblèrent de puissantes forces magiques, des sorciers sombres venus des quatre coins du royaume, des troupes de mercenaires, à la cruauté sans pareil, des prêtres sans Dieu, des guildes interdites.

Au mois de Juin, lorsque les troupes prirent position autour de la ville, le Roi dieu refusa de laisser la ville en état de siège. Il attaqua avant que les positions des troupes ennemies soient fermes. Une lutte sans merci éclata. Des monts magiques, où s’affrontèrent les plus grands magiciens et les plus sombres sorciers, aux pieds des murs épais où l’élite de la garde pourfendait les soudards, le sang recouvrit le blason de la ville-état.

Malgré la force des défenseurs, une partie du mur céda.

Des quartiers furent envahis. Des citoyens massacrés.

Ademnos finir par menacer le palais du Roi Dieu.

Le sorcier en tête, ses cinq héros derrière lui et ses soudards derrière encore, en franchirent les portes. Les chroniqueurs racontent que l’affrontement du sorcier et du Roi Dieu se fit dans plusieurs dimensions, leurs pouvoirs magiques fendant la réalité. Il se conclut par une énorme explosion qui secoua toute la cité. Une fois la poussière retombée, les héros d’Ademnos et la garde rapprochée du Roi Dieu constatèrent la disparition des deux adversaires.

Les héros profitèrent de la surprise générale pour fuir.

Aux monts magiques, les sorciers sentirent la disparition d’Ademnos. Ils tournèrent les talons aux combats et dévalèrent les monts magiques comme s’ils étaient poursuivis par une armée de Stryges.

Les voyant déguerpir ainsi, les mercenaires comprirent que le vent avait tourné. Ils se mirent à quitter le champ de bataille. La garde de Laelith fondit sur les plus belliqueux et les plus lents et en quelques heures les troupes ennemis n’étaient plus qu’une rumeur, qu’un mur de nuage dans le lointain.

Les murs furent reconstruits, la ville apaisée, les rues cicatrisées. Les habitants de Laelith se mirent à revivre, le doute et l’inquiétude en eux. Le doute d’avoir des hommes d’Ademnos cachés en leur sein. L’inquiétude à propos de cette rumeur, qui prétend que le Roi Dieu a disparu.

Au loin, dans les campagnes, les troupes décimées et livrées à elles-mêmes, tentent de survivre.

Vous appartenez à l’une de ces compagnies.

Vous êtes sous les ordres d’un capitaine aguerri qui cherche à maintenir la compagnie, persuadé qu’Ademnos va revenir.

Ce capitaine se nomme Lupicr.

Pour le moment, il souhaite établir un camp pour la compagnie. Il cherche des ruines où prendre position, et d’où organiser des raids.

Des questions ?

Fin

Voilà donc du classique (je suis plutôt rouillé en jdr, du coup, je cherche à reprendre sur des bases efficaces).

Côté technique, les points que j’aime bien :
– On se situe dans l’après d’un quelque chose, qui sous-entend l’avant de quelque chose. C’est de la dynamique !
– Les joueurs disposent d’un équipement minimal (on passe pas des heures à optimiser chacun avec le player bloqué au rayon armes et armures).
– La première aventure sera très libre : exploration, petits combats, tout ce qu’il faut pour prendre en main les règles (et surtout, suivant leurs actes, je pourrai changer l’aventure ; note pour moi : en préparer deux…).
– La suite doit pouvoir permettre de mapper des aventures Casus avec cette trame un peu simple, mais souple (j’ai quelques vieux mags que je vais recycler, puis si jamais je me sens à l’aise, pourquoi ne pas tenter d’en écrire :)).
– Retrouver Laelith. J’aime bien l’ambiance de cet univers. J’y ai fait mes premiers pas. C’est un peu comme ma ville natale.
– L’ambiance gritty. Le but, c’est d’être plus proche de Berserk que du seigneur des anneaux.

Et donc toi qui as lu, tu ajouterais quelque chose ?
Tu jouerais cette partie  ?
Tu aurais des propositions de PNJs que je pourrais intégrer 🙂
Tu voudrais nous voir ? Non, celle-ci… non… 😀

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