La taille, ça compte pas… pas toujours

Il y a de cela quelques semaines, j’ai profité d’une promo F*** pour acheter quelques petits livres. Une centaine de pages en moyenne (enfin je crois, il faudrait que je vérifie), une ou plusieurs nouvelles à l’intérieur, 2 euros prix plancher et… que dire…
C’était pas mal.
Là vous allez me dire : « il va faire son Durandal littéraire et kiffer des bouses et vomir sur la kalitat ». Non. Oui. Enfin je sais pas.
Sur les 5 volumes ici présents, pris en photo en position glam sur mon tapis-pas-cher, il y a eu du très bon, du moins bon et du « j’ai pas pu le lire ».
Sans transition, les « C’estd’labombebaby! » dans ma « zoomzoomzoomzay ! » :
– Sylvain fucking Tesson de Zubrowska. Plusieurs nouvelles dans ce petit volume, rassemblées pour composer un horizon plutôt typé Est, mais vraiment sympa. La première nouvelle étant la meilleure (c’est con pour les suivantes). Celle avec l’ours (je crois que c’est la dernière), très intéressante aussi. Dans ses nouvelles, Sylvain appelle au voyage, à la rencontre, à la découverte de contrées qui n’existent pas. Je le soupçonne d’avoir à Rujtandjev (la version russe de Jumanji, mais sans The Roc).
– Jean-Philou Jaworski : Comment Blandin fut perdu (rien à voir avec un western de Clint). Un récit d’une incroyable précision historique, qui m’a ramené dans mes années d’Histoire Médiévale (je bossais sur les chefs de guerre et les routiers justement), le tout mis en scène dans une intrigue et une densité historique fantasy rare. Ce petit recueil m’a donné envie de découvrir d’autres bouquins de cet auteur.
Du côté des « Çam’entoucheunesansfairevibrerl’autre », j’ai :
– Robert Louis Stevenson et son club des suicides. Idée de départ sympa, intrigue rigolote, la première nouvelle est honnête, quoi qu’il a un style vieillissant. Je sais pas quel âge il a le Stevenson, mais sa manière de raconter est juste plus à la mode. Faut te réveiller pépère. Lit Begbeider quoi ! La seconde nouvelle est particulièrement inintéressante. On devrait la filer à Michael Bay comme trame pour Transformers 6. Et bim !
– Philippe Don’twantNoShort K DickMan : Réveillez vos morts ! Réveillez vos morts ! Non, ce n’est pas un truc de zombies, juste qu’une fois mort, on nous fout dans un congèle, et on peut communiquer grâce à un talkie-walkie qu’on nous a glissé ingénieusement dans le sac à geler. Du coup, on peut raconter des blagues de Sim, imiter Michel Leeb, tout est permis ! L’intrigue démarre bien, mais ça retombe un peu sur la fin. Du coup, bon… C’est pas son meilleur titre.
Pour finir, le « EtonFaitTournerLesServiettes » !
– Raie Bradbury. Je… J’ai pas pu. Le style, la mise en scène, le propos même, rien n’a pu m’accrocher dans ce Meilleur des mondes possibles. Du coup, je dois être condamné au purgatoire…
Voilà.
Conclusion : ces petits livrets ont un charme fou. Ils permettent d’entrer dans l’univers d’un auteur, de découvrir son style, des thèmes qui lui sont chers, et tout ça pour une somme modique et un investissement en temps relativement honnête (se taper l’assassin royal ou GoT, c’est quand même autre chose). C’est un format qui me plait énormément. Et je ne comprends pas que les recueils ne trouvent pas leur public, qu’on raconte partout que les formats courts ne fonctionnent pas, que ce n’est ni rentable ni intéressant.
Il m’en reste quelques un, mais j’ai préféré passer à un format intermédiaire pour les vacances.
Parce que oui, je l’avoue…
Pour moi, la taille, c’est important.

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