Neuromancien – William Gibson

Le neuromancien m’a fait prendre conscience que le futur dépend du présent qui l’a vu naître… Sujet de philosophie, vous avez quatre heures !

Je précise : ce livre a été écrit dans les années 80 (84 ou 85 pour être  presque précis), et le futur qu’il dépeint reflète cette époque. On y retrouve un Japon omniprésent, que ce soit culturellement ou techniquement (au niveau de l’informatique), et le moins qu’on puisse dire, c’est que depuis, le Japon n’est plus ce qu’il était.  Hier c’était la contrée du tout technologie, du onisme triomphant, avec ses Zaibatsus et ses Keiretsus, ses magnétoscopes, ses baladeurs, ses télévisions etc etc. Aujourd’hui, le Japon n’est plus à cette place dominante. C’est un pays de vieux qui lisent des mangas porno, assisté par des robots. Dans un récit futuriste, on utiliserait maintenant la Chine ou l’Inde ce rôle de référence. Oui parce que raconter une aventure avec des grabataires, c’est pas très sexy…

Alors on retrouve pêle mêle dans ce livre : des ninjas, des samourais des rues (vu dans Shadowrun), plein d’appareils électroniques estampillés du soleil levant, des intelligences artificielles, des virus, des programmes et du cul. Oui, il en faut toujours un peu dans un livre destiné à des ados.

On découvre également le concept de cyberspace. L’éditeur précise que Gibson était le premier à le voir ainsi. Vu la date, on peut dire que Gibson voyait l’avenir du futur.

Faut-il le lire ? Aucune idée. Culturellement, pour pas mourir idiot, c’est intéressant que de se taper les « points de passage obligés » de la littérature SF. Maintenant, libre à vous de voir, entre deux manifs contre la réforme des retraites.

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