L’ombre du vent – Carlos Ruiz Zafon

J’aime découvrir des auteurs étrangers : je me demande toujours comment ils écrivent dans d’autres pays. Ont-ils le même style ? Les mêmes préoccupations ? Les mêmes histoires ?

J’ai déjà lu des romans traduits de l’espagnol, mais les auteurs étaient sud américain. A cette occasion, j’avais remarqué que les traductions espagnol-français était plus ou moins réussies. Je me suis donc dit : lisons un espagnol d’Espagne, histoire de voir si cette fois, le boulot est bien fait.

Bon. Très bien. Mais qui choisir ?

Petit tour sur google, et je tombe sur ce livre, décrit comme un best seller, encensé par la critique (mais pas toutes). Ok. Comme beaucoup de gens l’ont lu, visiblement, je ferai une pierre deux coups : je découvrirai un auteur, et je pourrai briller en société – toujours utile pour convaincre des auteurs à vous refiler leur manuscrit.

Résultat ?

Un livre épais (plus de 600 pages), un livre à la narration peu typé : on aurait renommé l’auteur Charles Louis Lafond, qu’on y aurait vu que du feu ; et une histoire sympathique quoiqu’un peu lente, peuplée de personnage caricaturaux à souhait.

Qu’en retirer ?

Les espagnols aiment lire. En tout cas l’auteur oui. Le livre fourmille de petites déclarations d’amour pour la littérature, ce qui ne peut laisser insensible qu’un analphabète comme moi. Un regret tout de même : si l’auteur aime tant lire, et qu’il a tant lu, pourquoi avoir utilisé un style si lent ? des personnages si creux ? Etonnant… J’ai par contre adoré l’idée du « Cimetière pour livres oubliés ».

Pour le reste, je pense que l’histoire aurait gagné à être plus concise : le rythme aurait été plus prenant, le livre aurait pu être plus facilement lu durant les ralentissements du RER et il aurait surtout pris moins de place dans mon sac à main…

Faut il le lire ?

Oui et non. Oui pour briller en société et faire montre de votre culture. Mais n’oubliez de prendre un ton bourgeois. Et non parce que le dépaysement n’est qu’à moitié là. Certes, c’est Barcelone ; mais tout le reste est finalement très proche de nous. Trop ? Sans doute.

En guise de conclusion : lisez étranger ! Mais pas forcément celui-ci…

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