Zombies – Bret Easton Ellis

J’ai dit précédemment qu’un livre, c’était une histoire, à suspens, à rebondissements ou à chute, qu’importe. En lisant. Bret Easton Elllis, le lecteur s’aperçoit qu’un livre, ça peut aussi être autre chose : un livre, ça peut être une incarnation.

Qu’est-ce que cela signifie ?

Un livre peut s’attacher à raconter quelques scènes de la vie de personnage, il peut se contenter de nous présenter une poignée d’individus, incarnant une génération, nous révélant leurs pensées, leurs occupations, leurs habitudes, sans pour autant se forcer à mettre en scène une intrigue.

C’est ce que fait Bret Easton Ellis. Aussi étrange que cela puisse paraître, il nous plonge dans l’univers (dans l’univers mental comme dirait mon passée en sciences sociales) de ces individus, et nous finalement ce qu’ils sont, ce qu’ils font et ce qui les motivent. L’intérêt dans Zombies, c’est que ces personnages sont déconnectés, riches et un peu inutiles, voire perdus.

Un ami m’a fait souligner la différence qui existait entre prospérité et bonheur : qu’il était possible d’être riche et dépressif – oui, j’ai des amis intelligents, mais je ne le leur dirai jamais.

Ce livre en est l’illustration.

A lire absolument. Comme tous les livres de Bret, soit dit en passant.

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