L’open space m’a tuer – Alexandre Des Isnards, Thomas Zuber

Ce livre est une succession de scénettes, de réflexions, autour du monde du travail et des cadres et de leur management (actuel ? On est tenté de le croire, même si on n’est pas vraiment dans ce milieu).

Ce livre est drôle. Ce livre est jeune. Ce livre ose jouer avec les polices et utiliser une langue « jeune », un poil argotique, mais pas vulgaire. Ce livre inclue même des tableaux. Tout ça fait que pour moi, ce livre est une mine de bonnes idées qui secoue un peu le livre dans sa forme, et en fait quelque chose d’un peu plus dans l’air du temps.

Hormis ces détails de forme, ce livre exprime un sentiment que tout un chacun partage : le manque de reconnaissance dans le monde du travail. A force d’être devenu des unités de production interchangeable, d’entendre les entreprises dire combien les travailleurs leur coûtent, d’être viré quand l’entreprise connait des difficultés, ou n’en connait pas, les employés se sentent inutiles, ils s’investissent plus dans leur vie personnelle que professionnelle, ils glandouillent au travail, espérant en changer, n’y arrivant pas souvent. Ils finissent par se sentir mal, voire dépressif. Les auteurs parlent de divorcent entre l’entreprise et l’employé.

Faut-il le lire ?

Absolument : rien que pour ce ton frais et jeune, ce livre mérite sa place dans toute bibliothèque qui se respecte.

Qu’en reste-t-il ?

Une bonne envie d’être au chômage 😉

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