End game

Nous sommes quatre autour d’une table ronde, large, sur laquelle de nombreuses feuilles patientent d’être utilisées. En réalité, nous sommes cinq avec l’homme qui nous fait face. Lui, derrière un cache de carton, nous avance des informations que nous ne saisissons pas vraiment. Mais nous sommes concentrés, nous écoutons, car notre survie en dépend :
– Alors, que faites-vous ?
– Je sais pas, admis-je.
L’homme soupire, excédé. Depuis plus d’une heure, il tente de nous faire participer à son jeu, auquel, nous devons bien le reconnaitre, nous ne comprenons par grand chose. Ou du moins, nous le comprenons suffisamment … Lire la suite “End game”

Retranscrire une partie de JDR #2

Lorsque j’ai pris place, tout semblait clair, limpide. Tout reposait sur un enchainement d’idées, peut-être un peu trop classique, mais au moins, efficace. Le plan était le suivant :
– introduire une situation désagréable (mercenaires d’une armée de losers qui s’est fait ratatouiller), motivante, pour donner aux joueurs le moteur d’entrer en action,
– les amener dans une base accueillante (un village), pour leur proposer d’échapper à la situation désagréable originelle en rencontrant des alliés (des PNJs),
– et poser une menace distante (une ruine maudite) pour confirmer ces nouvelles alliances.

Voilà. Basique. En théorie.
Puis il y a l’épreuve … Lire la suite “Retranscrire une partie de JDR #2”

Une idée. Une discussion.

J ai eu une idée. Et comme toutes les idées, elle souhaite s’exprimer, se confronter au réel, pour évoluer, s’adapter, pour ne pas mourir. Même si ça lui pend au nez.

Je lui laisse donc la parole sur cette page.

Dans notre groupe, (D&D toutes versions confondues) nous avons interprété une unique fois des personnages de haut niveau. Dans ce cadre, les fonctions socialo-politiques font qu’on se retrouve à gérer des trucs de type : les impôts, les paysans, les alliances inter et intra royaumes, la religion, l’armée, etc etc.

Pour être honnête, dès nos niveaux moyens, nous avions commencé … Lire la suite “Une idée. Une discussion.”

Retranscrire une partie de JDR

Hier soir, j’ai joué. En fait, nous avons joué. C’est toujours difficile de retranscrire une partie après coup. Son ambiance. Ses rires. L’engagement des joueurs. Mais je vais m’y essayer. Ça ressemblait à ça, environ :
– Donc vous avez amené…
– De la bière ! dit le joueur 1.
– Je pensais plus à vos feuilles de perso, mais c’est pas con. Bon, les persos sont ok ; vous allez pouvoir vous présenter les uns aux autres. Toi, l’archer, commence.
– Je m’appelle Cible, lâche le joueur 1.
– ? (ça c’est moi)
– Ira Cible, insiste le joueur … Lire la suite “Retranscrire une partie de JDR”

Inversion

– L’auberge ferme !
A ces mots, les habitués posent leurs chopes, remballent leurs histoires et referment leurs manteaux sur leurs corps abimés. Ils se saluent par de simples gestes, maladroits, imbibés, puis ils décampent, se jetant dans l’obscurité et le froid de ces nuits d’automne.
Restent là que l’aubergiste, et sa poignée d’amis.
– Alors Torak ? demande l’elfe. On y va ?
Torak l’aubergiste vérifie par les fenêtres que les ères ont disparu dans la pénombre de leurs vies. Puis il rabat le bloc porte et se tourne vers ses camarades :
– On y va.
Tous prennent … Lire la suite “Inversion”

Croiser les effluves, c’est bien !

Au détour de mes pérégrination sur le oueb, j’ai découvert Cryptomancer, un jdr qui mêle crytpologie et fantasy (pour aller vite).
C’est pas la première fois qu’un jdr mélange deux univers pour créer un cadre original : on pense tous à Shadowrun (fantasy et cyberpunk), Eclipse Phase (space op et disney – y a des animaux qui parlent hein, on peut donc imaginer des Mickey dans l’espace), Torg… nan, Torg est au jdr ce que le gloubiboulga est à la bouffe. Bref, le mélangisme, c’est bien.
L’exemple de cryptomancer m’interpelle sur plusieurs éléments qui me trottent dans la tête … Lire la suite “Croiser les effluves, c’est bien !”

La gestion éclairée de l’échec

Dans le monde de la SFFF, les auteurs connaissent bien les appels à textes (les ATs pour ceux du niveau 2). Quoi ? T’es niveau 1 ? OK, alors petite définition :
«  Un appel a texte est entrainement d’écriture provoqué par une maison d’édition sérieuse (ou une association, ou un magazine, ou le premier fafelu qui cherche à se faire remarquer en se faisant passer pour un Jedi alors qu’en fait c’est juste un Mercredi) qui impose sur un thème (l’invasion de l’armée des clowns tueurs extraterrestres), une taille de texte (en général 1,70m). Les jeunes padawans rédigent leur … Lire la suite “La gestion éclairée de l’échec”

Tentative de Fantasy

Je n’ai pas fermé l’oeil de la nuit. Les cris de douleur étaient trop intenses. On l’avait pourtant prévenu, on lui avait dit que le processus lui déchirerait les entrailles, qu’il fallait qu’il s’y prépare, mais Dern n’en a fait qu’à sa tête. Il s’est jeté dans la cave pour s’enfiler autant de bière que son pauvre corps pouvaient en contenir. Résultat, allongé sur la table, les ensorcellements de sommeil n’ont pas pris. Seuls ont réussi les sorts de découpes. Et d’après ses hurlements, ceux de jonction.
Le soleil n’est pas tout à fait levé. D’un coup de briquet, j’allume … Lire la suite “Tentative de Fantasy”

L’amour entre Fabrice Colin et Grégoire Courtois.

Seul devant mon miroir.
– Je m’aime.
Oui, c’est triste.
– Je m’aime.
Mais c’est pour ne plus l’être justement.
– Je m’aime.
Parce qu’on a trop peu de déclaration d’amour dans la vraie vie.
– Je m’aime.
Alors, parfois, il est bon de s’autokiffer.
– Je… J’ai dit Kiffer ! Bande d’exciter du bulbe !
Bref, aujourd’hui, deux romans mis cote à cote, parce qu’il nous parle un peu de la même chose : l’amour.
L’amour en narration.

Quand on tape amour et roman dans Google, on se rend compte combien ce sentiment est important dans le monde littéraire. … Lire la suite “L’amour entre Fabrice Colin et Grégoire Courtois.”

Allo, allo, monsieur l’ordinateur

Et bim !
Dans quelques jours, le Club Dorothée fêtera son fin. C’était le 30 aout 1997. En chanson de Kalitat ! (c’était l’époque où l’Allemagne nous jalousait). C’était il y a 20 ans. Putain 20 ans.
On pourrait croire que ce détail n’a rien à voir avec le livre dont il est question aujourd’hui ; et c’est le cas 🙂 Oui, je souhaitais juste ouvrir cette note sur un point nostalgique, histoire de te provoquer un peu de peine, pour que tu lises la suite avec un affect certain. C’est une technique commerciale éprouvée que j’utilise n’importe comment, parce … Lire la suite “Allo, allo, monsieur l’ordinateur”