L’ombre du vent – Carlos Ruiz Zafon

J’aime découvrir des auteurs étrangers : je me demande toujours comment ils écrivent dans d’autres pays. Ont-ils le même style ? Les mêmes préoccupations ? Les mêmes histoires ?

J’ai déjà lu des romans traduits de l’espagnol, mais les auteurs étaient sud américain. A cette occasion, j’avais remarqué que les traductions espagnol-français était plus ou moins réussies. Je me suis donc dit : lisons un espagnol d’Espagne, histoire de voir si cette fois, le boulot est bien fait.

Bon. Très bien. Mais qui choisir ?

Petit tour sur google, et je tombe sur ce livre, décrit comme un best seller, … Lire la suite

Les plaines de Rassed – Qu’est-ce que c’est que ce nom à la mort moi le zob’

La fantasy, c’est plat, c’est fade, c’est tout le temps pareil, c’est écrit par des anglais ne sachant pas écrire, pour des ados ou des gros geeks qui ne lisent que des daubes, et qui donc n’ont aucune exigence.

C’est un peu vrai… et un peu faux aussi. J’en veux pour preuve cet excellent texte rédigé par un auteur que je ne connais pas, mais dont j’apprécie le travail (non, je ne copine pas… – et dans copine, y a …).

Notez le ton particulier, la narration spécifique, le style, la technique, et vous ne verrez plus la Fantasy comme … Lire la suite

Sa Majesté des mouches – William Golding

J’ai retrouvé dans mes cartons une vieille édition de « Sa majesté des mouches » de William Golding, qui s’appelait à l’époque simplement Golding, l’éditeur ayant perdu son prénom lors de l’impression de la couverture (balo n’est ce pas ?). Je me suis donc dit : « Ah, v’la ti pas un truc m’rrant qu’l’air sympa avec un tit’ ‘trange » (ouais, je me parle en imitant un paysan seine-et-marnais).

Ma vieille édition avait deux autres points étranges : p 176, oublierons est devenu publierons ; et je ne sais plus qu’elle page, la pluie est devenue la puie. Bon, … Lire la suite

Frankenstein ou le Prométhée moderne – Mary Shelley

Après pas moins de 35 adaptations cinématographiques en un siècle, la curiosité peut pousser à se jeter dans l’œuvre originelle : Frankenstein de Mary Shelley.

Tout le monde se fout du sous-titre : « Le Prométhée moderne ». Et pourtant, ça doit bien avoir une importance non ? Et bien oui, suivez le guide : Article Wikipedia. On en conclut que le héros est le scientifique qui joue à Dieu, et pas sa créature. Whooo, grosse claque : Je pensais que Frankenstein, c’était le nom du monstre et que du coup, c’était un anti héros sombre, violent et mort vivant…… Lire la suite

Neuromancien – William Gibson

Le neuromancien m’a fait prendre conscience que le futur dépend du présent qui l’a vu naître… Sujet de philosophie, vous avez quatre heures !

Je précise : ce livre a été écrit dans les années 80 (84 ou 85 pour être  presque précis), et le futur qu’il dépeint reflète cette époque. On y retrouve un Japon omniprésent, que ce soit culturellement ou techniquement (au niveau de l’informatique), et le moins qu’on puisse dire, c’est que depuis, le Japon n’est plus ce qu’il était.  Hier c’était la contrée du tout technologie, du onisme triomphant, avec ses Zaibatsus et ses Keiretsus, ses … Lire la suite

Nain porte quoi…

Comme toute personne qui s’ennuie, qui est née juste avant les années 80, et qui a prié Gary Gygax, j’ai eu envie d’écrire un jeu de rôle. Mal m’en a pris : c’est prenant, passionnant et chiant un peu aussi – pour être honnête.

Résultat : je me suis trouvé un système de jeu, car oui, je suis feignant et je n’aime pas inventer, tester, et rédiger un système de jeu (sinon j’aurai passé un Bac S) ; et j’ai cherché un monde original et amusant, me rappelant la joie de mon enfance, et l’alcool de mon adolescence. J’ai donc … Lire la suite

Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants – Mathias Enard

Ce livre, de Mathias Enard (un nom à être un personnage des inconnus), est un roman court, voire une nouvelle longue vu combien l’éditeur a cherché à gagner de la place en jouant sur la mise en page, les marges et même, le format du livre, pour en faire un roman, qui est étrange…

Je ne reviens pas sur le contenu, n’importe quel site commerciale vous le dira mieux que moi. Non, j’insisterai sur un point pour le moment (car je ne l’ai pas encore fini), mais qui a son importance : l’écriture auditive.

Car oui, il faut bien l’admettre, … Lire la suite

La maison du bout du monde – Michael Cunningham

La maison du bout du monde de Michael Cunningham (rien à voir avec Richie…) est un roman de 1990 qui nous raconte la vie d’une presque famille sur une génération.

Est-ce intéressant ? Le style est américain (comprenez rempli de détails) et plutôt introspectif. Et comme les personnages ont des visions spécifiques, qui s’alternent au gré des chapitres (chaque chapitre incarne un personnage), l’ensemble est prenant, dynamique et donc agréable à lire. Je le recommande !

Il contient quelques phrases cultes que je n’ai pas encore relevé. Mais j’y pense.… Lire la suite