Démarcher les auteurs amateurs où petit guide de chasse du gibier littéraire

Vu le nombre d’auteurs et le nombre de relecteurs, il peut paraitre superflu de vouloir chasser de l’auteur pour arrondir ses fins des mois. Mais, vu combien chiffre le crédit immobilier et celui de l’Audi A6 tout juste sortie du garage, il peut s’avérer déterminant de trouver de nouvelles proies.

Alors, quelle stratégie adoptée, quel matériel choisir, où se rendre ? Voici une page-guide pour la chasse de l’auteur !

En premier lieu, il convient de définir le territoire de chasse :  un auteur, ça ne va pas n’importe où ! Inutile donc de vous rendre chez vote garagiste, dans … Lire la suite

Les plaines de Rassed – Qu’est-ce que c’est que ce nom à la mort moi le zob’

La fantasy, c’est plat, c’est fade, c’est tout le temps pareil, c’est écrit par des anglais ne sachant pas écrire, pour des ados ou des gros geeks qui ne lisent que des daubes, et qui donc n’ont aucune exigence.

C’est un peu vrai… et un peu faux aussi. J’en veux pour preuve cet excellent texte rédigé par un auteur que je ne connais pas, mais dont j’apprécie le travail (non, je ne copine pas… – et dans copine, y a …).

Notez le ton particulier, la narration spécifique, le style, la technique, et vous ne verrez plus la Fantasy comme … Lire la suite

La relecture professionnelle ou comment vivre en dessous du seuil de pauvreté

On me demande souvent : peut-on vivre de la relecture ? La réponse est simple : oui.
Mais il faut connaître les ficelles de se métier pour s’en sortir. Voici quelques conseils pour un relecteur débutant qui cherche à changer de métier.

1/ Relecture et argent

Un relecteur n’est pas un littéraire, non, c’est un entrepreneur !
Le relecteur est un comme tout entrepreneur : il doit payer des charges, des impôts, des taxes foncières etc etc.
D’ordinaire, un entrepreneur effectue une étude de marché pour savoir si son entreprise sera rentable. Pour un relecteur, nul besoin de le faire … Lire la suite

Sa Majesté des mouches – William Golding

J’ai retrouvé dans mes cartons une vieille édition de « Sa majesté des mouches » de William Golding, qui s’appelait à l’époque simplement Golding, l’éditeur ayant perdu son prénom lors de l’impression de la couverture (balo n’est ce pas ?). Je me suis donc dit : « Ah, v’la ti pas un truc m’rrant qu’l’air sympa avec un tit’ ‘trange » (ouais, je me parle en imitant un paysan seine-et-marnais).

Ma vieille édition avait deux autres points étranges : p 176, oublierons est devenu publierons ; et je ne sais plus qu’elle page, la pluie est devenue la puie. Bon, … Lire la suite

Frankenstein ou le Prométhée moderne – Mary Shelley

Après pas moins de 35 adaptations cinématographiques en un siècle, la curiosité peut pousser à se jeter dans l’œuvre originelle : Frankenstein de Mary Shelley.

Tout le monde se fout du sous-titre : « Le Prométhée moderne ». Et pourtant, ça doit bien avoir une importance non ? Et bien oui, suivez le guide : Article Wikipedia. On en conclut que le héros est le scientifique qui joue à Dieu, et pas sa créature. Whooo, grosse claque : Je pensais que Frankenstein, c’était le nom du monstre et que du coup, c’était un anti héros sombre, violent et mort vivant…… Lire la suite

Jusqu’où relire ou comment ne pas devenir rewriter-addict !

Un relecteur consciencieux est souvent torturé par le texte qu’il relit. Etrange comme idée ? Pas du tout, je m’en vais l’expliquer.

Il ne faut pas oublier qu’un relecteur est un homme comme les autres et que comme tout homme normal qui se respecte, il adore ne rien avoir à faire. On peut le dire, un relecteur est un feignant. Alors, lorsqu’il découvre un texte rempli de fautes d’orthographes, d’erreurs de syntaxe, de mauvaise utilisation du vocabulaire, de répétitions ou de tournures de phrases alambiquées, il les souligne, les raye et tremblant, suant, les larmes aux yeux, il se retient.… Lire la suite

Neuromancien – William Gibson

Le neuromancien m’a fait prendre conscience que le futur dépend du présent qui l’a vu naître… Sujet de philosophie, vous avez quatre heures !

Je précise : ce livre a été écrit dans les années 80 (84 ou 85 pour être  presque précis), et le futur qu’il dépeint reflète cette époque. On y retrouve un Japon omniprésent, que ce soit culturellement ou techniquement (au niveau de l’informatique), et le moins qu’on puisse dire, c’est que depuis, le Japon n’est plus ce qu’il était.  Hier c’était la contrée du tout technologie, du onisme triomphant, avec ses Zaibatsus et ses Keiretsus, ses … Lire la suite

Construire une histoire c’est d’abord choisir son camp !

Un manuscrit, à priori, se compose de lettres qui forment des mots, qui forment des phrases, qui forment des paragraphes, qui forment des chapitres, qui forment un livre, qui lui même raconte une histoire. L’important est donc l’histoire ! Encore que, les petits caractères le sont également puisque sans eux, pas d’histoire…

Un auteur avant d’écrire s’interroge donc sur le : « Quelle histoire vais-je raconter ». Cette question est d’utilité publique : trop de manuscrits aux histoires plates, voire imbéciles arrivent en comité de lecture. Pour rappel : une histoire  c’est une intrigue, des personnages, des lieux, des rebondissements, … Lire la suite

Donner un avis sur un texte ou comment se faire des non-amis auteurs

Lire un texte, c’est fastoche. Relire un texte, c’est plus délicat. Entre les deux, il existe une zone d’ombre qu’on appelle le « donner un avis subjectif sur un texte ». Ah oui, précision avant de poursuivre : certains relecteurs affirmeront que leur avis est objectif. Bin tient. Si c’était vrai, ils sauraient comment écrire des Best Sellers, et ils s’en priveraient pas (en tout cas, moi pas). Donc, ils seront subjectifs. Ceci étant dit poursuivons.

– Les types d’avis :

Il existe différents type d’avis :

– l’avis ferme du genre « c’est de la merde »,
– l’avis … Lire la suite

Nain porte quoi…

Comme toute personne qui s’ennuie, qui est née juste avant les années 80, et qui a prié Gary Gygax, j’ai eu envie d’écrire un jeu de rôle. Mal m’en a pris : c’est prenant, passionnant et chiant un peu aussi – pour être honnête.

Résultat : je me suis trouvé un système de jeu, car oui, je suis feignant et je n’aime pas inventer, tester, et rédiger un système de jeu (sinon j’aurai passé un Bac S) ; et j’ai cherché un monde original et amusant, me rappelant la joie de mon enfance, et l’alcool de mon adolescence. J’ai donc … Lire la suite