Le ianianCU – L’ambition Crossmédia Multivers

J’ai répondu il y a peu à un statut demandant aux personnes cinglées de se manifester. En vrai, il ne s’agissait pas tant d’affirmer qu’on avait des problèmes psychologiques mais plus de se manifester si on bossait sur un projet « tentaculaire ».
Je ne sais pas si le terme de « tentaculaire » peut vraiment qualifier le ianianCU (terme inventé par Olivier Gechter et validé depuis), mais il est très important. Il est probable que ce soit le projet de ma vie.
Plutôt que de le décrire froidement, je vous laisse l’itw réalisée suite à ma participation à ce statut FB. Je mettrai en lien le blog qui va l ‘héberger, je la prépublie en avance pour faire vivre le blog.
Bonne lecture.

1. Bonjour, qui es-tu ?
Je m’appelle lilian Peschet.

2. Peux-tu te présenter rapidement ?
Ouep. Je suis auteur de SF/Dystopie. J’ai eu un petit passage vide, je reviens dans le game .

C’est un peu ça l’idée

3. Quel est le nom de ton projet tentaculaire, s’il a un nom ?
Le ianianCU (le ianian crossmedia universe). C’est MON monde !

4. Quel style est-ce ?
Multivers SF. 

5. Quel est son type ?
Toute œuvre possible. Aujourd’hui je me concentre sur les romans, mais une saison de podcast est sortie et j’ai commencé à programmer un livre dont vous êtes le héros sous Twine. Il y a des projets de jeux de rôle, de jeux de société, il n’y a pas de limite. Si d’autres opportunités se présentes, je les saisirais.

6. Qu’est-ce qui rend ce projet si spécial/précieux/important, rayez la mention inutile ?
On dit toujours qu’un auteur/une autrice passe son temps à écrire le même livre. Je serai pas aussi vindicatif. Je pense qu’on a tous quelques thèmes qui nous tiennent à cœur. Cet univers centralise tous mes thèmes. 

7. Ce projet est-il toujours en cours d’écriture, ou a-t-il été repoussé, mis de côté, ou définitivement abandonné ? Pourquoi, dans tous les cas ?
Il est en cours d’écriture mais il me faudra des années pour parvenir à le mettre en œuvre. Des dizaines.

8. Quand est-ce que tout ça a commencé ?
À l’origine, après La brigade des loups, j’ai voulu écrire un roman qui racontait sur plusieurs années la vie d’une entreprise. Les personnages principaux allaient et venaient autour de cette entreprise. Je me suis battu pendant 5 ans avec, mais au final j’ai dû accepter que le projet était trop gros pour moi. Finalement, j’ai décidé de le découper en tranches de période et de le réécrire. J’ai proposé à des éditeurs la partie 3 et l’un d’eux l’a accepté. Elle devrait sortir bientôt. Du coup, j’ai proposé le premier tome, mais il n’a pas convaincu. Alors je vais écrire la partie 2, pour voir. Et si le succès est là, je pourrai reproposer la 1. La 4 devrait sortir un jour.

9. A quel moment tu as su que c’était un projet tentaculaire ?
Quand je me suis compris. On dit qu’un roman se révèle à l’auteur pendant qu’il écrit, j’ajouterai que le roman révèle à l’auteur qui il est. 
Ça c’est passé ainsi : je triais mes fichiers et j’ai vu entre tous mes projets une sorte de cohérence. Nouvelles, romans, y avait une certaine logique. Je pouvais les rassembler et les classer dans des mondes distincts. Et là est venue l’envie de lier tous ces mondes avec une clef de voûte. J’ai pensé à King avec La tour sombre. Le Shining, c’est un pouvoir qu’on peut relier à l’innocence, à l’enfance. Mon truc reposait plus sur l’imaginaire. 
Je me suis lancé le défis de lier ces œuvres et de les rassembler dans un même multivers à la fin.

C’est pas de moi, mais mes notes ressemblent à ça

10. Comment on travaille un projet tentaculaire ? Quels sont tes outils, tes méthodes…
Pour moi, c’est un puzzle. Chaque œuvre, chaque livre ou nouvelle est un coup de pinceau d’une image globale. Il faut donc que chaque univers soit cohérent en interne et que l’ensemble le soit globalement. Alors quand on a pas de mémoire comme moi, il faut des outils.
Pour chaque livre, j’utilise Scrivener. Cet outil me permet de développer la cohérence interne.
Pour la cohérence externe j’utilise un logiciel de Notes. J’écris une bible pour chacun, c’est à dire les grandes lignes de l’univers. Il m’arrive d’utiliser Miro pour avoir un tableau de post-it.
Pour les détails, je teste actuellement Obsidian.
Le secret c’est de s’organiser pour avoir quelques points de convergence mais aussi une grande liberté dans chaque univers. Si c’est trop imbriqué, ça devient intenable. Faut penser à Marvel.

11. Sous quels aspects se manifeste sa tentacularitude ?
Je créé des timelines pour chaque univers et quand je termine une œuvre, je repars sur une autre à un autre moment. Ex : mon premier texe publié était « L’origine des automates de combat » dans l’antho Les robots sont-ils nos amis aux éditions Voy’el. J’ai pondu « Les recettes du changements » dans l’antho Marmite et Micro-ondes et là je rédige un projet space op dans lequel des robots vont sauver l’humanité. Il me manque des points de connexion entre ces deux nouvelles et ce projet. Pourquoi pas un truc durant la seconde guerre mondiale ? Ou légèrement anticipation pour faire la jointure entre Les recettes et le roman sur les robots ? A voir.

12. Où en es-tu ?
Au début. J’ai quelques livres édités. D’autres sur le feu. Chaque projet fait avancer le projet global. Difficile de dire si j’y parviendrai.

13. Et si un jour tu finis, publication ou pas ?
Comme je fonctionne par étape, il y aura forcément des morceaux qui vont fonctionner. Maintenant est-ce que ce sera suffisant pour réunir les univers… no sé. 

14. Qu’est-ce qui aide à garder la motivation face à un projet aussi considérable ?
Le fait de bosser par sous-projet. D’avoir un horizon « bas ». Quand un marche, c’est cool. Je passe à l’autre. Quand un foire, je passe à un autre sans me démotiver. Je me dis que j’y reviendrai plus tard. 
Mais je ne peux pas construire l’ensemble d’un coup. C’est trop écrasant, intimidant. Comme si on se disait : « Hey, je vais construire Notre Dame, passez-moi une pelle ! ». Laisse tomber la déprime. 

15. Des doutes, des espoirs ?
Chaque sous-projet est un défi. Rien n’indique qu’il va convaincre un éditeur, ni qu’il va rencontrer son public. C’est un certain stress. 
L’espoir, c’est d’y arriver. Qu’un jour les enfants portent des t-shirts « ianianCU » 😀

Je trouvais cette image jolie

16. Un pitch pour la fin ?
Quand l’imaginaire est menacé, comptez sur les héros du multivers pour venir le sauver !

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