Journal de bord du 01/11 : la vieille nouvelle

Pour rappel : j’ai trouvé sur mon disque dur, rangée dans mon dossier d’Écriture, une nouvelle datant de 2010. Je ne me souvenais ni de son titre, ni de son contenu, au fond, je l’avais complètement oublié. J’ai profité de ces vacances pour me pencher dessus. Je vous livre mes réflexions plutôt par écrit car j’ai la crève, la voix enrouée et le nez totalement bouché, ce qui n’est pas très multimédia-proof.

Cette nouvelle donc. Le pitch en deux mots : pour survivre dans l’espace, un groupe d’humains (équipage et habitants de la ville contenue dans le vaisseau spatial) a placé sa conscience dans des corps robotiques. Au moment où l’histoire commence, on suit un cobaye en fuite qui a tenté le process inverse, à savoir redevenir humain. Le texte joue sur la saturation nerveuse liée au fait de retrouver les cinq sens, sur le sentiment d’être perdu dans une enveloppe différente et peut-être, du bout du clavier, sur la relation entre mon moi et mon corps. Qu’est-ce que mon enveloppe fait de moi, dit de moi, etc. 

Le thème est plutôt sympa. Il résonne en moi et je trouve courageux le lilian de 2010, qui a voulu le traiter avec ses armes narratives de l’époque. C’est un peu maladroit, c’est au passé, à la troisième personne, ça date du temps où je pensais qu’écrire devait se plier à ces contraintes. Depuis, j’ai laissé tomber ces impératifs pour laisser cours à mon instinct. J’écris comme le texte me l’impose. Qu’importe, au final, j’ai un peu souffert et reprenant ce sentier trop longtemps oublié.

Qu’en reste-t-il ? Je n’ai pas très envie de la reprendre. Le travail de réécriture serait très important, peut-être trop, et d’autres projets m’attendent. Toutefois, au milieu de cette histoire, une envie a surgi. Une autre histoire. Je l’ai noté. Je la traiterai sans doute en temps voulu.

Et la question alors ? Cette relation au corps. Là, c’est un grand oublié de ces dernières années, même si j’ai parlé de handicap dans Ghostcase, roman marqué par l’apparition de mon arthrose et des séances de kiné devenues obligatoires maintenant. Mais en tant qu’ancien obèse, j’y reviendrai peut-être. Quand l’heure sera venue. Quand la question reviendra. Si elle revient jamais…

Bon dimanche.

Lilian.

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