Ouverture

Quand j’étais jeune, je pensais qu’être auteur de SF, ça signifiait romans, sagas, tomes numérotés, des millions de pages noircies par des imprimantes. 
Quand j’ai commencé à écrire, j’ai débuté par le format court par excellence : la nouvelle. À la fois terrain de jeu, aire d’entraînement, travail sous la contrainte, la nouvelle est un formidable exercice. 

Mais quoi écrire ? Quelle taille ? Et sur quoi ? Là, les appels à textes sont venus en renfort : thème imposé, limite de signes et surtout date butoir : on écrit pour un comité qui attend quelque chose de précis. 

Ça pousse à sortir de ses habitudes. De sa zone de confort. Ça permet aussi de se découvrir, de creuser ses propres thèmes, ses questionnements, et par la répétitions de ce type d’exercice, d’apprendre à attirer le sujet à soi. 

Mais ça implique aussi d’accepter THE règle du jeu : ne pas être pas retenu. Un refus qui ne dit pas si le texte est mauvais mais juste qu’il ne correspondait pas aux attentes de l’équipe qui porte l’AT.

Là vous allez me dire : mais tu nous emmènes où ? J’y arrive : 

Géante Rouge

Géante Rouge est un fanzine de SF créé en 2005 par Pierre Gévart. Il se veut être un tremplin et un lieu de découverte : on y croise des voix émergentes aux côtés d’auteurs plus confirmés. C’est un excellent endroit pour se frotter aux autrices et aux auteurs de demain. Autrement dit, c’est assez excitant de participer à ses appels à textes : 

L’appel à textes proprement dit

Pour son numéro de 2024, la revue cherchait des récits autour du « vivre-ensemble » comme alternative à la dystopie. Tout le monde en avait déjà un peu marre des dystopie… 

L’idée était la suivante : « et si la diversité nous rendait plus forts, plus versatiles, plus ouverts ? Mais toute communauté suppose des piliers : communication, empathie, respect, bienveillance. Trois questions guidaient les auteurs. Quel ciment tient ces sociétés ensemble ? Quel langage ont-elles dû inventer ? À quoi ressemblent les liens tissés ? »

Vaste sujet hein ?

Les règles : 30 000 signes maximum, une mise en page simple et une date limite (au 15 septembre 2024).

Ma réponse : « Ouverture »

Pour ce texte, je suis parti d’une question simple : et si, pour comprendre l’autre, il suffisait de s’ouvrir à lui ? De vivre ses souvenirs, ses peurs, ses joies, comme si c’étaient les vôtres ?

Ça fait un moment que je travaille sur la connexion entre les gens (notamment dans Myala). Donc là, je suis parti sur un étalé dans le temps (de 2019 à 2065), dans lequel deux chercheurs inventent un nouveau moyen de communication. D’interconnexion. D’ouverture à l’autre.

Le texte n’a pas été retenu. Je l’ai epubisé pour vous le proposer à la vente, à un tout petit prix (moins qu’un café parisien).

ici : https://www.amazon.fr/dp/B0HQ8WTXBR

Il est également disponible pour mes followers/mécènes/tipeurs/patreoneurs/etc avec un abonnement.

Bonne lecture,

Lilian.

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