Du transmédia au podcast

Je suis de la génération transmédia. Pas seulement parce que j’ai suivi l’excellent Mooc de Mélanie Bourdaa « Comprendre le transmédia storytelling » :
https://www.fun-mooc.fr/courses/bordeauxmontaigne/07001S02/Trimestre_1_2015/about
Ou bien parce que j’avais participé à une chaine youtube (La brigade du livre : https://www.youtube.com/channel/UCO-YDXoZJNVJFmF1UJ17rEw )
Ni parce que j’e faisais partie des fous participants à une expérience éditoriale originale et numérique avec feu Walrus (pour le coup il n’y a plus de lien) et le dangereux projet Radius (que j’ai suivi sans participer cette fois)
Et encore moins parce que j’ai participé aux Twitt’fiction avec Jeff Balek et son univers polar/cyberpunk/déjanté.

Non, je suis transmédia parce que j’ai grandi avec des œuvres qui le sont : La guerre des étoiles, les super héros, Le seigneur des anneaux ou Harry potter sont autant d’oeuvres qui ont su changer de support, évoluer sur chacun, approfondir leur univers et le faire vivre de différente manière.

L’univers. Contrairement à la chanson du générique de Jayce et les conquérants de la lumière, il ne s’agit pas de le sauver mais de le créer.

Or depuis plus de trois, je travaille sur un tel univers (deux en vrai mais on parlera ici surtout du futuriste).

Il s’agit d’un univers cyberpunk. Sa description rapide est ici : http://ianian.org/leschiens/doku.php?id=empenn:accueil

Le roman est ma forme standard d’expression. La « par défaut ». Lorsque Olivier Gechter m’a contacté pour me proposer de participer à l’aventure « Vous aurez de nos nouvelles » : https://www.podcastics.com/podcast/539/link/
J’ai pensé « Banco ! Testons cet outil narratif ! »

Côté podcast, plusieurs questions se sont posées rapidement (Même si j’avais interrogé il y a quelques années Fabien Hobart de Nipédu, mais dans un contexte plus d’interview d’enseignants – pour favoriser l’échange entre porteurs de projets de serious game).

Premier soucis : le matos.
Je me suis rabattu sur le blue Yéti. Pas le plus pro, pas le plus hype, mais une valeur sûre. J’ai également acquis un casque pour pouvoir m’écouter un peu mieux et un écran secondaire pour pouvoir lire d’un côté et enregistrer de l’autre. J’ai filmé mes essais, j’en ferai peut-être une capsule vidéo.

Deuxième soucis : le logiciel.
J’enregistre sous Garage band et je fais le montage sous Audacity.

Troisième soucis : l’habillage.
Pour les bruits, je recours volontiers au site de la BBC : http://bbcsfx.acropolis.org.uk
et à Freesound : https://freesound.org
Pour les musiques par contre, je me fournis chez : https://filmmusic.io
(Attention aux CC pour ne pas être hors la loi !)

Quatrième soucis : la publication.
Olivier gère cette partie via podcastic.

Une fois ayant répondu à toutes ces questions, je savais comment faire. Mais j’ignorai encore quoi faire.

C’est là que j’ai décidé de me lancer dans le transmédia (avec 10 ans de retard – il doit y avoir un nouveau mot maintenant :)).

Il s’agit donc de décliner mon univers sur un nouveau support.

Niveau utilité.
Le podcast est un outil de communication facile à mettre en oeuvre, peu cher à produire, qui permet d’attirer les curieux.

Cherchant à déployer un univers je me suis fixé comme règle de :
– ne pas me situer dans le core de l’histoire (on se situe un peu avant)
– on présente le grand méchant en montrant que c’était déjà borderline avant (ça l’inscrit dans la durée)
– l’histoire racontée est une série sous forme d’épisodes courts (le format aidant)
– cette série pourrait appeler à une suite, pas forcément, mais surtout, elle pose l’ambiance de l’univers.

Au final, elle me permet de transmettre « ma bible » aux « écouteurs », et elle va peut-être les amener à suivre l’actu de cet univers et cela permettra peut-être de les amener aux romans.

Oui, il y a beaucoup de « peut-être ».

C’est que rien n’est sûr en création. Rien n’est gagné. Adhésion ou désintérêt, engagement ou abandon, il n’y a pas vraiment de « règle à succès ».
Toutefois, l’intérêt de travailler sur différents supports permet aux habitués de l’un de découvrir peut-être un autre.

Au niveau du concret, j’en retire :
– l’expérience du podcast, une nouvelle corde à mon arc,
– le fait de travailler par univers et non plus par oeuvre (c’est un conseil de Fibretigre et c’est plutôt un bon conseil),
– la réflexion autour de l’organisation des flux de communication qui devront en découler : on ne communique pas sur un univers comme on le fait avec une oeuvre.
-> On peut mettre en place une page Facebook, un groupe discord, un twitter, une mailing list (même si ça fait très année 2000 :)), des espaces d’ouverture de cet univers, des endroits où va se fédérer la communauté, en gros on cherche à faire de son oeuvre une dynamique.

Tout ça pour dire quoi ?
Quand une passion vous anime, elle vous nourrit. Ce que vous apprenez grâce à elle viendra ensuite enrichir votre facette professionnelle. Cette facette professionnelle pourra ensuite venir enrichir vos passions. Cet échange de vase communiquant créé un cercle vertueux.

À ce propos, je n’ai pas parlé de comment on réfléchissait à mettre en place un tutoriel dans un jeu de rôle papier. Ça sera sans doute le sujet d’un autre article.

En attendant, prenez soins de vous.

Ah, j’allais oublier, le lien vers le premier épisode : https://www.podcastics.com/episode/29781/link/

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